Note conceptuelle: Rareté de l'eau, sécurité alimentaire et stabilité en Afrique du Nord ( Webinaire: 29/ 09 / 2026)
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NOTE CONCEPTUELLE
Thème du Webinaire :
Rareté de l'eau, sécurité alimentaire et stabilité en Afrique du Nord
Organisateurs :
- Union Africaine de Radiodiffusion (UAR / AUB),
- Institut de l'Université des Nations Unies pour l'eau, l'environnement et la santé (UNU-INWEH)
- HEC Montréal
Date et Heure : 29 septembre 2026, de 11h00 à 12h00 (Heure de Montréal)
Format : En ligne (Zoom)
Intervenants:
- Dr. Mohammed Mahmoud, Directeur Général de la Climate and Water Initiative et Responsable des politiques du climat et de l'eau pour le Moyen-Orient à l'UNU-INWEH
- ( À confirmer)
Contexte et urgence régionale
L'Afrique du Nord traverse la crise hydrique la plus sévère de son histoire moderne. Identifiée par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) comme un point chaud du réchauffement mondial se réchauffant 20 % plus vite que la moyenne globale, la région subit les impacts combinés du dérèglement climatique, de la croissance démographique et d'une surexploitation marquée des ressources souterraines. https://www.ipcc.ch/languages-2/francais/
Selon les données de la FAO (AQUASTAT) https://www.fao.org/aquastat/fr/ , la disponibilité moyenne en eau douce y est tombée à environ 565 mètres cubes par habitant et par an, franchissant quasiment le seuil critique de la rareté absolue fixé à 500 mètres cubes par l'Indice de Falkenmark et ONU-Eau. https://www.unwater.org
D'ici 2030, ce volume pourrait chuter sous les 400 mètres cubes, tandis que le World Resources Institute (WRI) classe déjà l'ensemble des pays d'Afrique du Nord parmi les plus touchés par le stress hydrique mondial, ces derniers prélevant chaque année plus de 80 % de leurs réserves renouvelables.
Cette précarité hydrique frappe de plein fouet le secteur agricole, qui absorbe entre 83 % et 85 % des prélèvements d'eau douce de la région selon la Banque Mondiale et la FAO, atteignant même plus de 90 % en Égypte et en Libye.
Alors que plus de 70 % des terres cultivées dépendent exclusivement des précipitations, le sixième rapport du GIEC anticipe qu'une baisse de 10 % à 20 % de la pluviométrie d'ici 2050 engendrera une chute des rendements agricoles régionaux pouvant atteindre 30 %.
Pour combler ce déficit, l'Afrique du Nord est devenue l'une des zones les plus dépendantes des importations céréalières au monde, s'exposant directement à la volatilité des marchés internationaux analysée par le Programme Alimentaire Mondial (PAM). Au-delà de l'économie, la rareté de l'eau agit comme un puissant multiplicateur d'instabilité sociale.
Le rapport Groundswell de la Banque Mondiale estime que la région pourrait compter jusqu'à 19 millions de migrants climatiques internes d'ici 2050, accentuant la pression sur les zones urbaines, fragilisant le pouvoir d'achat et soulevant de complexes défis de gouvernance autour des aquifères transfrontaliers.
Quel rôle peuvent jouer les Radiodiffuseurs?
Dans ce contexte d'urgence, la communication et l'information scientifique deviennent des composantes essentielles des politiques de résilience.
Sous l'impulsion de l'Union Africaine de Radiodiffusion, les médias audiovisuels publics et privés du continent constituent la passerelle indispensable entre la recherche scientifique, les décideurs politiques et les citoyens. Le rôle central des radiodiffuseurs réside d'abord dans la vulgarisation de la science de l'eau, en traduisant des données hydrologiques et des modèles climatiques complexes en récits clairs, accessibles et ancrés dans la réalité quotidienne des populations.
Les médias sont également appelés à promouvoir un journalisme de solutions orienté vers l'action. Il s'agit de mettre en lumière les innovations et initiatives réussies, telles que la réutilisation des eaux usées traitées, le dessalement à faible empreinte carbone, la micro-irrigation ou la valorisation des savoirs traditionnels de collecte d'eau, afin de sortir du seul récit de fatalité.
Enfin, en proposant un traitement factuel, équilibré et rigoureux des enjeux environnementaux, les radiodiffuseurs jouent un rôle préventif majeur contre la désinformation, apaisent les tensions communautaires autour du partage des ressources et renforcent la cohésion sociale.
Objectifs du webinaire
Cette rencontre virtuelle vise à décrypter le nexus entre la rareté de l'eau, la sécurité alimentaire et la stabilité régionale à la lumière des plus récentes données scientifiques. Elle permettra de présenter les politiques publiques d'adaptation et les innovations de gestion intégrée portées par l’Université des Nations Unies (UNU-INWEH), en partenariat avec HEC Montréal, tout en offrant aux professionnels des médias des repères scientifiques fiables et des angles d'analyse pertinents pour traiter les questions environnementales à l'antenne.
Cibles
- Producteurs de contenus
- Décideurs publics,
- Experts en gestion intégrée des ressources en eau (GIRE)
- Responsables des politiques environnementales.
- Chercheurs, étudiants
- Acteurs de la société civile,
- ONG environnementales et organisations internationales opérant dans la résilience climatique.
Inscription







































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