journalists Violences faites aux femmes...
L'AUR et GAMAG condamnent

Le Mexique est devenu le troisième pays le plus dangereux au monde pour les journalistes, selon Reporters sans frontières (RSF). Entre 2012 et 2017, 35 journalistes ont été assassinés (EI Economista, 15 mai 2017).

Au cours de ces dernières années, jusqu'en avril 2017, 433 femmes journalistes au Mexique ont été victimes de violence basée sur le genre. Entre 2005 et 2017, 19 journalistes femmes ont été assassinées (CIMAC, 2017). Le premier rapport sur les violences faites aux femmes journalistes, publié par l'ONG CIMAC, montre que c'est souvent l'État qui tente d'intimider les femmes; au Mexique, 60% des agresseurs sont des membres du gouvernement.

La plupart de ces journalistes ont couvert des sujets liés à la corruption et les liens entre des membres du gouvernement et le crime organisé. Ainsi, la violence est le mécanisme pour empêcher aux journalistes de s'exprimer librement dans une société patriarcale comme le Mexique.

L’Alliance Globale pour le Genre et les Médias (GAMAG) demande vivement aux autorités mexicaines d'enquêter sur ces meurtres et de veiller à ce que les auteurs de ces actes ne restent pas impunis.

GAMAG invite de ce fait les patrons de presse à assurer des conditions de travail sûres et sécurisées pour les journalistes qu'ils emploient.

L'Union Africaine de Radiodiffusion (AUR), au nom de l'ensemble des pays membres condamne fermement toute forme de violence faite aux femmes journalistes.